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Sommeil, santé & bien-être

Cancer du sein et sommeil : quelles sont leurs relations ?

François Duforez

28 mars 2024

En France, chaque année depuis 26 ans, Octobre rose est le mois dédié à la lutte contre le cancer du sein. C’est un mois ayant pour but de sensibiliser au dépistage du cancer du sein et de collecter des fonds pour soutenir la recherche. En tant qu’expert du sommeil, nous voulions vous éclairer sur l’impact que peut avoir le sommeil sur le cancer du sein.

 


En France, chaque année depuis 26 ans, Octobre rose est le mois dédié à la lutte contre le cancer du sein. C’est un mois ayant pour but de sensibiliser au dépistage du cancer du sein et de collecter des fonds pour soutenir la recherche.

 

En tant qu’expert du sommeil, nous voulions vous éclairer sur l’impact que peut avoir le sommeil sur le cancer du sein.

Le cancer du sein chez la femme :

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes.
Le risque cumulé qu’une femme développe un cancer du sein est d’environ 5 % dans le monde, avec un risque de décès de 1,4 %.
En 2018, plus de 2 millions de nouveaux cas ont été diagnostiqués, ce qui représente près de 25 % de tous les cas de cancer dans le monde.

 

Ce qui n’est pas négligeable.

 

En quoi le sommeil peut-il jouer sur la prévention, la survenue et le suivi d’un cancer du sein.

En ce qui concerne la prévention, d’une manière générale, une privation de sommeil chronique avec des nuits de moins de 6h00 en moyenne affaiblit le système immunitaire, donc la possibilité pour l’organisme de lutter efficacement contre toute agression biologique et notamment de se débarrasser de cellules ayant subi des mutations cancéreuses.

 

Factuellement, sur la survenue du cancer du sein, une étude récente conduite par l’Inserm en 2020 (cf source) a bien montré que le travail de nuit chez les femmes augmentait le risque d’avoir un cancer du sein.

Travailler de nuit, augmente les risques ?

Le travail de nuit ou en horaires décalés s’accompagne en effet, d’une désynchronisation de l’horloge interne. Tous les rythmes biologiques sont perturbés.
En particulier la fabrication des hormones et la mélatonine. Cette dérégulation du système hormonal pourrait expliquer que les femmes qui travaillent de nuit présentent 40% de risque en plus d’avoir un jour un cancer du sein, qui est un cancer hormono-dépendant.

 

Au milieu des années 90, une première étude a donné l’alerte.
Cette étude avait suivi pendant 15 ans des hôtesses de l’air finlandaises, affectées aux vols long-courriers, et qui étaient donc soumises à des décalages horaires permanents.

Conclusion :

un risque majoré, pour elles, de cancer du sein.
Ces résultats ont été confirmés par d’autres études, réalisées sur d’autres hôtesses de l’air mais aussi sur des infirmières travaillant de nuit.

Les résultats expérimentaux de cette étude récente de l’INSERM renforcent ainsi les résultats d’études épidémiologiques montrant que les femmes pré-ménopausées exposées par leur travail à des rythmes décalés sur de longues périodes seraient particulièrement exposées à des cancers du sein plus agressifs.

Conserver un sommeil de meilleure qualité

Il est donc d’autant plus important de conserver un sommeil de quantité et de qualité suffisante pour ces femmes qui travaillent en horaire décalé : dormir 7 h par jour, même si cela n’est pas en continu, en y ajoutant les siestes.

 

Faire de la chambre à coucher un sanctuaire avec une literie de qualité, isolé du bruit, de la lumière et à une température autour de 18/19 degrés.

Préserver son sommeil durant la maladie

Enfin, au niveau du suivi de ces femmes atteintes d’un cancer du sein, l’anxiété générée par les traitements, ainsi que les conséquences sociales de cette maladie peuvent provoquer des troubles du sommeil de type insomnie anxio-dépressive.

 

Les techniques de relaxation de type sophrologie à base d’exercices respiratoires (cohérence cardiaque), voire comportementales et/ou de pleine conscience, prennent alors tout leur sens pour retrouver une certaine sérénité nécessaire au sommeil.

 

Il est également prouvé qu’une activité physique régulière diminue les récidives du cancer du sein et augmente la qualité du sommeil.

 

Le but est donc de retrouver un sommeil de qualité, permettant le renforcer le système immunitaire, de diluer les émotions et donc de diminuer les risques de récidives de ce cancer du sein.

 

Source :

Cancer du sein : une perturbation chronique du rythme circadien augmenterait la dissémination des cellules cancéreuses

 

 

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