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Culture sommeil

Le jour où j’ai réappris à dormir

Lucile Woodward

8 juin 2021

Lucile Woodward, notre coach sportif, bien-être et remise en forme, nous parle aujourd’hui du jour où elle a décidé de reprendre le contrôle sur son sommeil, grâce à une thérapie cognitivo-comportementale.

 


Je dors bien, mais c’est très récent. J’ai toujours été ce qu’on appelle un « oiseau de nuit ». Lorsque j’étais étudiante, j’apprenais mes leçons et je rédigeais mes devoirs tard le soir, parfois jusqu’à une ou deux heures du matin. À la fac, je choisissais mes cours en fonction des horaires, pour pouvoir rattraper mes heures de sommeil le matin. Quand je suis devenue journaliste médicale, plus tard, c’était la même chose. Si je devais réaliser une interview, je m’arrangeais pour que ce soit en fin de journée, et j’écrivais l’article dans la foulée, quitte à l’envoyer au beau milieu de la nuit. Le lendemain, je pouvais me lever vers neuf ou dix heures, et je n’étais pas fatiguée. Ce rythme me convenait très bien, jusqu’à la naissance de mon premier enfant. C’est à ce moment-là que je me suis mise à très mal dormir. Le pire étant quand il a commencé l’école. Je devais être en forme pour l’accompagner à huit heures et demie, alors que je travaillais jusqu’à onze heures du soir ou minuit. Le travail prenant de plus en plus d’ampleur, le stress s’est accumulé, et c’est là que j’ai commencé à faire de grosses insomnies. Je n’arrivais pas à m’endormir, je tournais dans mon lit pendant des heures, alors que j’étais épuisée. Avec le manque de sommeil, je ne pouvais plus faire autant de sport qu’avant, et j’avais l’impression de subir chaque journée. Quand mon deuxième enfant est né, la chose a encore empiré. J’ai beau avoir changé de lit, d’oreiller, le problème venait de moi.

 

Et puis, en 2019, sur les conseils de ma sœur médecin, j’ai suivi une thérapie cognitivo-comportementale pour réapprendre à dormir. Pendant quatre mois, j’ai pu renouer avec le sommeil et l’apprivoiser, avec l’aide d’un psychologue et d’un site internet spécialisé, où je devais rentrer chaque jour des données sur mon sommeil. C’est comme ça que j’ai appris que j’étais en décalage de phase. Pour me recaler, j’ai dû m’empêcher de dormir, en restant le moins de temps possible au lit. L’idée, c’était d’arriver à m’endormir en moins de quinze minutes.

 

Cette thérapie m’a sauvée la vie. En répondant à de nombreuses questions, sur le site, et en surveillant mes heures de coucher et de réveil, j’ai compris que mon rythme était incompatible avec la vie que je menais. J’ai aussi pu mettre fin à pas mal d’idées reçues que j’avais, sur le sommeil. Par exemple, la psy m’a expliqué que ce n’était pas grave de mal dormir, de temps en temps, ou de dormir peu. Le corps est capable d’encaisser et il faut simplement continuer à vivre sa vie, à faire du sport, à manger équilibré… Elle m’a redonné confiance en mon organisme, et sa capacité à encaisser les dettes de sommeil. Maintenant, si je me réveille, je me lève, je fais des trucs, je bouge, je lis… Il y a un énorme travail à faire sur la confiance en soi, autour du sommeil. Même fatigué, on peut passer une bonne journée. En tous cas, grâce à cette thérapie cognitivo-comportementale, je dors beaucoup mieux, près de sept heures par nuit, et je m’endors plus facilement.

 

 

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