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Culture sommeil

En finir avec les troubles du sommeil

27 février 2024

Comment définit-on les troubles du sommeil ?

Les troubles du sommeil sont de trois ordres :

  • Le patient se plaint d’un mauvais sommeil, qui a des conséquences dans la journée (fatigue excessive, somnolence…).
  • Le patient se plaint d’un sommeil non réparateur : il se sent fatigué, sans réellement savoir pourquoi.
  • Le patient souffre d’un sommeil agité, mais c’est son conjoint qui s’en rend compte.

Quels sont les principaux troubles du sommeil ?

Le plus fréquent est l’insomnie. Une personne sur cinq peut en effet être touchée ! Soit 20 % de la population environ (adultes et enfants compris) pour une insomnie modérée et 6 % pour une insomnie sévère.

Ensuite, vient l’apnée du sommeil, qui touche environ 8 % de la population. Il s’agit d’arrêts respiratoiresd’au moins 10 secondes, se répétant de façon plus ou moins rapprochée selon les patients. On dit que le cas devient médical quand un patient en accumule plus de dix par heure.

Le syndrome des jambes sans repos est également assez fréquent (5 à 7 % de la population). Le soir, le patient ressent des sensations inhabituelles dans les jambes (fourmis, brûlures, crampes…) lorsqu’il est au repos, qui disparaissent au mouvement (marche). Cette pathologie s’accompagne dans 80 % des cas de mouvements périodiques des jambes durant la nuit, fragmentant alors davantage le sommeil.

La narcolepsie se révèle quant à elle plus rare. Il s’agit d’une pathologie où le sommeil survient brutalement, à n’importe quel moment de la journée, sans pouvoir y résister. Elle est le plus souvent associée à des cataplexies, c’est-à-dire des chutes inopinées du tonus musculaire souvent déclenchées par des émotions positives, comme le rire par exemple.

Existe-t-il des traitements ?

La première chose à faire en cas de troubles du sommeil persistants, est de prendre rendez-vous avec son médecin généraliste, qui orientera, si nécessaire, le patient vers une consultation spécialisée. En effet, il ne faut pas hésiter à consulter : une des conséquences graves de ces affections reste malheureusement les accidents de la route, en raison du risque de somnolence.

Dans les centres du sommeil, comme à Poitiers, nous réalisons des explorations du sommeil la nuit. Le jour, nous menons des tests d’endormissements. Ils permettent d’évaluer à la fois la qualité et la quantité du sommeil. Certains examens peuvent également être réalisés à domicile, notamment dans les cas d’apnée.

Dans la plupart des cas, il existe des solutions thérapeutiques. En revanche, fréquemment, le traitement améliore les symptômes mais la maladie persiste. Ce qui nécessite de prolonger la médicalisation.

Quels petits conseils donneriez-vous pour un sommeil réparateur ?

Tout d’abord, il est important de bénéficier de la quantité de sommeil dont on a besoin, et cela varie bien sûr d’une personne à l’autre. Toutefois, en moyenne, il faut compter entre 7 et 9 heures de sommeil par nuit pour un sommeil réparateur (c’est le cas de 90 % de la population) et surtout, ne pas avoir envie de dormir dans la journée.

Autre conseil : essayer d’avoir des horaires de sommeil réguliers, surtout au niveau de l’heure du lever, qui règle l’horloge biologique.

Il est également nécessaire de bénéficier d’une bonne ambiance thermique (environ 18 °) et sonore (du silence !).

Quelle est la place de la literie dans un bon sommeil ?

La literie joue un rôle très important. Il faut que la qualité du sommier, du matelas mais aussi de l’oreiller, soit adaptée aux besoins de chacun. En effet, il n’y a pas de règle générale. Néanmoins, on peut souligner que les personnes souffrant de douleurs articulaires ne doivent pas dormir sur une literie trop ferme.

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